Restaurant Chez Janou

 chezjanou.png

Avec les beaux jours qui arrivent et les soirées d’été qui se rallongent, voici mon adresse coup de coeur en terrasse.

Chez Jannou, c’est de la cuisine de la Provence, fraîche, correcte, sympa, sans prétention. Mais c’est surtout un liste longue comme ça de pastis et d’anisettes. Décor brasserie du Sud, pittoresque, terrasse sympathique donnant sur la rue. On pourrait presque y croiser la Fanny de Marcel Pagnol !

chezjanou2.jpg

Ce qui m’a plu ? Tout d’abord la terrasse, en angle, façon petit coin champêtre au bord du marais sans le vacarme des passants. Le calme a Paris, c’est pas si évident que ça à trouver ! C’est également la sympathie des serveurs, jamais je n’ai eu droit à un regard aigri. Toujours la blague et la bonne humeur ! Enfin, l’assiette est fournie et bonne, sans être prétentieuse pour autant. C’est comme un avant goût des vacances. Un peu plus et on sortait les boules et le cochonnet.

chezjanou3.jpg

Au niveau des entrées, je vous conseille leur salade mâche, melon, mozarella et jambon cru : des saveurs méditérranéennes bien fraîches ! En plat, leur risotto d’épeautre au St Jacques et leur bar grillé au pistou valent aussi le détour.

Niveau prix, je ne me rappelle plus exactement, mais je n’avais pas trouvé ça excessif. Compter 30€ pour entrée plat et desser environ.

Enfin, le quartier est sympa puisqu’il se situe entre Bastille et la place des Vosges, idéal donc pour un apéro ou un diner avant de sortir !

Chez Janou - 2 rue Roger Verlomme – 3e

Proche de la Place des Vosges

Métro : Chemin Vert

Restaurant Chez Janou dans Pour le ventre (cuisine) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



Sam Savage – Firmin

couvfirmin.jpg 

Ce bouquin, j’ai longtemps hésité à l’acheter. Je l’ai pris, puis reposé. J’ai lu de multiples fois le résumé, qui me tentait beaucoup, puis je butais toujours sur le prix (21 euros pour si peu de pages ??? Qu’on ne me dise pas que la culture est accessible à tous !). Mon hésitation a pris fin lorsqu’on me l’a offert. Au moins, c’était réglé.

La 4ème de couv’ :

Autobiographie d’un grignoteur de livres, Firmin raconte l’histoire d’un rongeur érudit qui a vu le jour clans les sous-sols d’une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960. Plein d’appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de cœur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l’incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit. Mais la rencontre avec un romancier marginal le sauve du pessimisme ambiant. Superbe hommage aux valeurs de l’écrit et aux singularités de toutes espèces, l’aventure de Firmin est aussi un fabuleux trait d’union entre littérature, exclusion et résistance.

Mon avis : ben, je dois avouer, je me suis un peu ennuyée. En l’occurence, le héros, ce petit rat littéraire qui avait tout pour me plaire, ne m’a pas du tout attaché. Il m’a même déplu par moment. Tantôt misérable opprimé de sa condition d’animal dégoutant, tantôt narcissique et se croyant supérieur au reste du monde, très arrogant, Firmin n’a au final aucune personnalité.

Il lit des livres, soit. C’est pas mal pour un rat. Mais son rapport aux humains n’est même pas interessant. Son point de vue peut parfois être original, mais on n’en tire aucune leçon, ce n’est pas assez approfondi.

Ce qui m’a le plus agacé au final, ce sont ces références littéraires jetées à la volée, comme ça, souvent sans explication de pourquoi cet auteur est un « Grand » comme il le dit. Voila, Sam Savage nous aura cité tous ses romans et auteurs fétiches, en vrac, sans explications, comme pour étaler son érudisme. Débrouille toi avec ça et un rat libidineux (car oui, Firmin kiffe les films de boule… ouais c’est particulier)

Non, décidément, Firmin n’était pas attachant et c’est bien dommage. Ca aurait pu être bien. Ceci dit ce roman n’est pas « nul », mais j’ai du mal à trouver des points positifs.

Ce qui m’a plu ? Les éditions « grignotées » du livre : pas vues en France, mais je trouve l’idée sympatoche puisque le héros grignote réellement des livres dans sa vie. Malheureusement, c’est un peu comme des crottes de biquettes emballées dans un écrin de soie (notez cette admirable image) : on déchante un peu à l’ouverture.Autres chose qui m’a interessé : la vie peu commune de l’auteur. Il a fait 1000 métiers le monsieur dis-donc ! Titulaire d’un doctorat de philosophie à Yale University, il a exercé toutes sortes de métiers plus ou moins improbables – professeur (brièvement), mécanicien pour vélos, charpentier, pêcheur commercial ou imprimeur – avant de céder au démon de l’écriture. Paru en 2006 aux Etats-Unis, Firmin est son premier roman. On pardonnera donc si il n’est pas excellent…

Ce que je retiendrai ? Me méfier, TOUJOURS me méfier des éditions aux couvertures attirantes… ça présage jamais rien de bon !

firmin.jpg

Sam Savage - Firmin dans Pour la tete (culture) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



Je veux un lit !

daybed.jpg 

Outre le fait que l’appel de mon lit se fasse de plus en plus fort le lundi en général (et les autres jours aussi), nous allons bientôt changer de lit. (oui, enfin, avec nous, « bientôt » peut vouloir dire des mois, hein, soyons clairs !). Alors, je regarde, je fouine le web, à la recherche d’un lit qui nous convienne. Et en cherchant, on tombe toujours sur de petites pépites. Oui, même en matière de lit, j’arrive à m’évader bien loin !

En ce moment, avec le beau temps qui revient, je me prends à rêver de lits très…particuliers. J’ai envie de doux voiles qui me caressent les jambent, d’un rayon de soleil qui me chatouille le nez, d’un petit air frais qui sent bon l’herbe coupée, et le chant des cigales qui berce ma sieste…

je rêve d’un lit comme celui là :

o.jpg

Ou bien celui-ci :

k.jpg

a.jpg

Celui-là aussi m’inspire bien !

i.jpg

Vous noterez que c’est plus le cadre qui m’importe que le lit en lui-même… 

Voilà, c’est tout pour ce lundi !

 

Je veux un lit ! dans Pour le coeur (adoration) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



De la Garden Collection d’HetM…

no03normal.jpgno15normal.jpgno05normal.jpg

Dans quelle section d’Hellocoton vais-je donc poster cet article ? Mode ? Ecologie ? Mon coeur balance…

En pleine recherche de robe de demoiselle d’honneur originale-courte-légère-remettable-pas-trop-chère-qui-me-met-en-valeur, j’avais mis dans ma préselection 2 ou 3 robes de la Garden Collection d’H&M (notamment celles ci-dessus). Un des nombreux critères pour mon choix était – entre autres – qu’elle soit en coton bio (le must étant qu’elle soit faite par une jeune créatrice, et non pas un magnat de la mode mais bon, hein, on est pas parfaites). Moi, difficile ?

Quelle ne fut pas ma surprise – et surtout ma déception – en lisant cet article de Ludivine de Peau-Ethique publié sur le blog d’Eco-Blog. Je ne vais pas vous la jouer « grande reporter » et je vous copie-colle une partie de son article (à lire dans son intégralité et avec les commentaires très interessants ici).

« [H&M] vient de sortir une gamme de vêtements bio dont le joli nom est The Garden Collection. Matières principales utilisées : coton et lin certifiés biologiques. [...] Marketing oblige, tout le monde en a parlé, d’ailleurs dans la plupart des magazines féminins depuis Mars quand on parle vêtements en coton bio il y a forcément une photo de la fameuse collection Jardin (dans Elle, Be, Envy …).

Une coquille vide

Mais, car il y a vraiment un gros mais, le point ultra négatif, c’est que ce coton bio est en réalité du coton OGM à 30 %. L’affaire a été mise sur le devant de la scène par le Financial Time et a provoqué un réel raz-de-marée en Allemagne où l’utilisation de coton bio est entrée dans les mœurs (tandis que chez nous…).

Et là, silence du côté suédois : Ecocert (l’organisme certificateur de coton biologique mais pas que) prétend ne jamais avoir certifié le coton OGM (voir le communiqué)… on se mord la queue !!

Cependant ni journaliste, ni blogueur, en gros personne mis à part le journal l’Express n’a rien dit sur ce sujet, et pire encore, on continue de voir dans les magazines et boutiques collection en coton biologique. Pourtant c’est quand même pas rien !! Bien-sûr j’aurai pu parler de Greenwashing, car ici on est en plein dedans. »

Alors voila, je suis déçue. Déçue car je croyais en la démocratisation du bio. Mais surtout parce que H&M était resté dans sa logique de petits-prix et d’accessibilité à toutes les bourses tout en designant de belles pièces. Cette gamme avait tout pour me plaire, mais non, une fois de plus, une fois encore, on ne peut pas avoir confiance en de grands industriels. La bourse avant tout. Pourquoi faire les choses bien quand on peut utiliser un argument marketing (tel que le bio – un gros levier à thunes) et s’en mettre plein les fouilles en biaisant le consommateur ?

Une autre question que cet article amène est : pourquoi à tout prix bannir les OGM ? C’est un grand débat sur lequel je ne me pencherait pas aujourd’hui, mais je vous invite à lire les commentaires de cet article où il est question de ce débat.

Merci donc Ludivine pour cet article qui parle de chose dont tout le monde ne parle pas dans la blogosphère. Il est bon d’avoir 2 sons de cloches parfois ! 

Et donc au final, puisque je sais que ça vous interesse tous, vous vous demandez si j’ai trouvé mon bonheur dans cette mission (impossible) de la robe parfaite ? Et bien je vous dirais : OUI ! Mais ça, ce sera un autre post, quand ma jeune créatrice de talent aura fini de la coudre … ;-)

De la Garden Collection d'HetM... dans Pour la planete (ecologie) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



Mammuth de Kervern/Delépine

mammuth.jpg  

Je ne sais pas pourquoi, j’ai un gros faible pour ce duo infernal de Kervern / Delépine. Et paradoxalement, je n’ai pas toujours aimé leurs films. Très peu en fait. Je m’endors devant. Comme les vieux, oui.

Mais bizarrement, j’aime bien quand même. Certainement parce que j’ai la nationalité Grolandaise… (si si, je vous jure, j’ai le passeport et un mot du président) (et l’autocollant pour voiture ) (sauf que j’ai pas de voiture). Bref, c’est donc tout naturellement que je suis allée voir leur dernier film : Mammuth.

Mammuth met en escène un super Depardieu, alias Serge Pilardos et sa Mammuth, sans oublier la fantastique Yolande Moreau et quelques clin d’oeils de stars comme Adjani. Et bien, croyez moi, je ne me suis pas endormie. J’ai même pas mal rigolé !

Le pitch :

« Serge Pilardosse vient d’avoir 60 ans. Il travaille depuis l’âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l’heure de la retraite a sonné, et c’est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une  » Mammut  » qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire… »

Cet univers ouvrier-beauf-prolo-belge si cher à Kervern a fait son effet. Mais cette fois-ci, au lieu de tomber dans le pathos, on suit le courage de cette caissière, et le road trip de ce bourru fraichement retraité. On s’étonne de ses rencontres, parfois cocasses, souvent incongrues (la scène avec son tonton… à voir!). Complètement déjanté par moment (un peu trop peut-être), le film nous laisse une impression de légereté au final. Depardieu m’a paru très touchant, plus que d’habitude. Dans un univers très trivial et grotesque comme souvent, on voit quand même beaucoup de tendresse et d’émotion. Ca parle de la « vraie » vie, des « petites » gens, ceux qui galèrent, mais comme partout, y a des petits moments de bonheurs qui viennent colorer une vie terne.

Au final un bon moment, de la rigolade, de l’émotion, de la pitié même. C’est ça qui est bon !

Mammuth de Kervern/Delépine dans Pour la tete (culture) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



Rabindranath Tagore – Aux bords du Gange

 

9782070406043fs.gif

Une chose est sûre : pour qui n’est jamais allé en Inde, il doit être difficile de rentrer dans un livre de Rabindranath Tagore.

Moi même au début, j’étais un peu dérouté par cette écriture si soutenue, ces personnages si particuliers, et ces images si peu familières.

Puis finalement, j’ai lu ces nouvelles comme on lirait un conte pour enfant inspiré de la mythologie grecque : il y a de l’amour, du fantastique, des croyances bizarres, de l’eau de rose, souvent un méchant et toujours une morale…

C’est frais, c’est indien, c’est étonnant. Ca se lit vite, et tant mieux. Chaque nouvelle dure le temps d’un aller retour au boulot en métro. Quand on en sort, on est dépaysé, j’aime ça ;-)

Et puisque je suis dans ma période « retour en Inde », je ne peux que vous suggérer de savourer le blog très frais et rigolo de Chouyo ! Elle croque à merveille ces indiens étonnant et nous, on savoure ;-)

Rabindranath Tagore - Aux bords du Gange dans Pour la tete (culture) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



Un peu de soleil : TOAST House & Home

 

toasthomecollage.jpg

Bon, on est d’accord, y en a ras le bol de ce temps de m****.

Alors j’ai décidé de me gaver de soleil, d’été, de fruits sucrés et de douches en plein air.

Si vous voulez en faire de même, prenez le dernier catalogue de TOAST et savourez chacune de leurs mises en scène. On en oublierait presque l’objet vendu tellement ces images donnent envie de plonger tout de suite dans la piscine…

c.jpg

e.jpg

 

f.jpg

 

m.jpg

 

n.jpg

 

p.jpg

 

Je crois que je vais craquer, au moins pour une de leurs robes…parce que oui, ce site fait aussi de super fringues…

 

Un peu de soleil : TOAST House & Home dans Pour le coeur (adoration) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



Oso Polar et ses poupées…russes

4517469218976dbcffaf.jpg 

Vous allez me dire : « encore une photographe ! » et je vous répondrai « Non, bien plus que de simples photos ! »

39098527380e397d69b6.jpg

Oso Polar créée avant tout des poupées, puis elle les met en scène pour ses photos.Quand je vois ses clichés de poupées, je suis totalement hypnotisée par le côté réel de chacune d’entre elles. Cela m’effraie un peu je dois dire… Certainement des réminiscences de Chucky et autres poupées vivantes !

4361315321c675dec953.jpg

Ma sélection aujourd’hui est donc faite autour de ces clichés si beau, si vrais. Dans un prochain article, je vous montrerai ses poupées et monstres plus rigolos, ou effrayants.

42734459058a24a28e1c.jpg

 

4055817292e9c5060c11.jpg

 

4075324058e7e1da8513.jpg

 

3958941014caa53ba02f.jpg

 

414159937407e019e6d0.jpg

Pour plus d’infos sur la miss (Russe, je crois) et pour voir ses clichés, voici son site et son Flickr.

Oso Polar et ses poupées...russes dans Pour le coeur (adoration) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



Un peu d’Inde…

Parce que je suis en train de lire des nouvelles de Rabindranath Tagore, Aux bords du Gange, comme on déguste un petit bonbon acidulé (mon compte-rendu bientôt)

Parce que cette écriture m’étonne et me rappelle des souvenirs de mon voyage là bas.

Parce qu’au Bengale, les gens ne prononcent jamais le nom d’une personne avare de peur de ne pas manger le soir même (only in India)

Ben voila quelques visages d’indiens rencontrés pendant mon voyage, il y a 2 ans déjà…

enfantindien2.jpg
Celui-ci aurait pu jouer dans Slumdog Millionaire… Petite fripouille !

 

dsc0668.jpg
Le père Fouras indien, chauffeur de taxi

 

dsc0486.jpg
Sourires volés dans le train pour Madurai

 

dsc0245.jpg
Une petite princesse sortie de l’école

 

dsc0134.jpg
Y a pas à dire, le sari et la natte c’est über féminin quand même

dsc0078.jpg
Notre premier hôte, charmeur de serpent. Sympa le repas avec lui !

Et merci à Ben et Ludo pour ces photos, et pour ce voyage ;-)

 

Un peu d'Inde... dans Pour les souvenirs (voyages) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



Back to basics : Le Marquis de Sade

9782070338313fs.gif

Je me suis rendue compte que j’avais de grosses lacunes en matière de lectures dites « classiques ». J’entends par là, tous ces auteurs dont on connaît le nom, parfois les oeuvres, mais qu’on a jamais lu.

 

Biensûr, comme tout le monde, on m’a forcé à avaler du Zola et du Maupassant à une époque où je préferais de loin lire Ok Podium. (j’exagère presque…)

 

Aujourd’hui je n’en ai pas gardé grand souvenir. Vaguement l’impression de ne pas avoir detesté, mais jamais vraiment accroché. C’est plus tard, à la fac, que je suis tombée amoureuse d’un certain Hemingway, le classique du classique pour un étudiant anglais. J’ai littéralement a-do-ré, et aujourd’hui encore, je me délecte de ses oeuvres. Doucement, je ne veux pas tout lire trop vite.

 

Puis plus récemment, on m’a offert Lolita, de Nabokov. Là encore une grande surprise : je connaissais quand même l’histoire mais j’ai été happée par cette écriture controversée. Je n’en dis pas trop, je lui consacrerai un billet à part entière une prochaine fois.

 

Enfin bref, je me suis dit « allons à la rencontre d’autres grands auteurs de ce monde ». Et histoire d’en prendre plein les yeux, j’ai choisi une lecture encore plus controversée : Les Infortunes de la Vertu du Marquis de Sade.

120journees.jpg

 

 

J’ai choisi ce texte plutôt que « les 120 jours de Sodome » pour découvrir un peu plus en douceur cet auteur. J’ai pas été déçue…

 

Bon, revenons sur le bonhome un instant : ce mec là a plutôt pas mal marqué son époque puis la notre, notamment en donnant son nom (pas sûre qu’il l’ait vraiment choisi) à des pratiques érotiques un peu violentes et bizarres : le sadisme (si, si, c’est de lui que ça vient). On s’imagine donc à quoi s’attendre quand on le lit.

 

Le néologisme « sadisme », est apparu dès 1834 dans le Dictionnaire universel de Boiste comme « aberration épouvantable de la débauche : système monstrueux et antisocial qui révolte la nature ».

 

C’est Krafft-Ebing, médecin allemand, qui a donné à la fin du XIXe siècle un statut scientifique au mot sadisme, comme antonyme de masochisme pour désigner une perversion sexuelle dans laquelle la satisfaction est liée à la souffrance ou à l’humiliation infligée à autrui.

 

J’ai appris grâce à l’excellent « Métronome » de Lorant Deutsch, que ce marquis a passé une partie de sa vie en prison et notamment la Bastille, où il bénéficiait d’un statut de privilégié (imaginez, il avait le droit d’organiser des banquets paraît-il…) C’est là qu’il a rédigé les 120 journées de Sodome, qu’il a écrit en pates de mouches sur un seul et même long parchemin. Le manuscrit a été retrouvé dans sa cellule après la prise de la Bastille, et gardé secret pendant plusieurs générations.

infortunesvertumarquissadel1.jpeg

 

Qu’en est-il du livre ? Et bien c’est… wow. Choquant, il faut le dire. Dégoutant parfois, mais sans jamais y voir de mots crus ou de descriptions trop réelles. Toute la machinerie fantasmatique est assez voilée. Les pratiques elles-mêmes sont éludées, signalées simplement, paraphrasées, mais pas décrites explicitement comme le marquis s’acharnera à le faire au fur et à mesure des versions successives qui dilateront le texte. Justine et sa soeur Juliette sont abandonnées par leurs parents. Elles doivent quitter le couvent car elles sont complètement sans le sou. Juliette choisi une vie dépravée, où elle fait l’escort-girl de luxe pour des hommes riches, et la vie lui sourit. Justine, elle refuse catégoriquement cette vie de débauche et choisi une vie saine et pure. Sauf que, manque de bol, elle tombe que sur des patrons et des bonhommes bizarres, qui la violentent, lui font des sales coups, jusqu’à tomber chez des prêtres au moeurs plus que douteuses, avec 4 autres jeunes filles dont elles deviennent les esclaves et soubrettes. Son histoire, elle la raconte à une femme rencontrée dans une auberge, juste avant d’aller en prison. Or, c’est sa propre soeur, qui prend pitié d’elle et la garde sous son aile. (attention, spoiler pour ceux qui voudraient lire le livre) manque de bol encore, la belle Justine et sa vertu un jour se réveillent, elle ouvre les volets et bam, elle est foudroyée. Pas cool.

Ma conclusion : on comprend bien où il veut en venir, qu’à être trop sage on en prend toujours plein la gueule. C’était interessant, et cela a réveillé chez moi des sentiments bizarre à la lecture de certains passage. Ce qui est presque le « plus » choquant dans ce livre n’est pas vraiment l’obscénité des scènes mais les endroits où elle se pratique, maisons bourgeoises ou, emblématiquement, couvent réglé parfaitement, avec une minutie et une organisation qui accusent ce qu’on y fait. C’est cette critique de la société, le fait de mettre un coup de pied dans la fourmilière, de regarder ce qui se passe sous les soutanes (avec l’actualité de ces derniers temps, on voit que les temps n’ont pas changé), et de montrer du doigt que le vice est partout, dans toutes les couches sociales. Mais pour sûr, ce livre n’est à mettre entre toutes les mains. Maintenant, je suis contente de savoir d’où vient le sadisme, et d’avoir pu imaginer qu’à son époque, cela a dû extrêmement choquer l’opinion publique.

 

 

 

Back to basics : Le Marquis de Sade dans Pour la tete (culture) action-onRendez-vous sur Hellocoton !



12

astrologie |
mariecreole |
le blog de mariane |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | BETA
| c mina 2
| TWO BR